L'histoire de la paroisse
La commune trouve ses racines dans une communauté d’Ancien Régime, elle-même héritée d’une paroisse attestée dès le XIIème siècle. La paroisse de Collonges est déjà citée à partir de 1145, comme dépendance de l'Abbaye de Talloires. Dès le XVème siècle et jusqu'en 1671, l'église de Collonges avait pour annexe l'église d'Archamps. En 1536, les Bernois établirent le culte réformé à Collonges, mais en 1597 c'est à Archamps que fut rétabli le culte catholique, en raison du mauvais état de l'église de Collonges.
Les deux paroisses furent ensuite séparées de 1671 jusqu'à la Révolution, avant d'être à nouveau réunies en 1803 ; mais cette fois-ci, c'est Collonges qui était l'annexe d'Archamps. Finalement, Collonges et Archamps furent définitivement séparées au spirituel en 1829, et au civil en 1836. Comme tout le Genevois français actuel, Collonges-sous-Salève a fait partie du Duché de Savoie, devenu en 1720 le royaume de Sardaigne, jusqu'à la Révolution, puis elle a été française de 1792 à 1814, intégrée au département du Mont-Blanc. N'ayant pas été rattachée au canton de Genève en 1815, elle retourne à l'Etat piémontais jusqu'au plébiscite de 1860 qui a vu le rattachement de la Savoie à la France.
Les croix de missions
Il n’y a pas encore si longtemps et les Aînés s’en souviennent certainement, l’Eglise Catholique organisait dans chaque paroisse, ce qu’elle appelait des missions. Pendant une période déterminée, une ou deux semaines en général, la paroisse recevait un ou deux prédicateurs et tous les jours des offices particuliers étaient organisés à l’Eglise. Il s’agissait de «raviver» si besoin était la foi des paroissiens, de donner à chacun un regain de pratique religieuse. A cette occasion on érigeait souvent un oratoire ou une croix, un calvaire et on s’y rendait en procession depuis l’Eglise.
Collonges-sous-Salève possède sur son territoire cinq croix de missions :
Place du Marché
érigée en 1874
Fer à Cheval
datant de 1843
Route de Genève,
sur le pont de la Drize,
la plus ancienne
datant de 1760
Route du Coin au niveau du
hameau de Corbaz
datant de 1869
Hameau de la Combe
datant de 1873
Les oratoires
Un oratoire est selon une définition très ancienne, « une halte de prière, une oraison de pierre ».
Belle définition pour ces plus ou moins grandes constructions souvent situées en bordure des chemins, qui invitent à une halte et à un recueillement.
D’après Mr Constiaux, lors d’une conférence donnée dans notre commune sous l’égide de la Salèvienne et consacrée aux oratoires de Haute-Savoie, notre département est celui qui en possède le plus : près de 1300 oratoires sur 14 000 recensés en France.
Collonges en possède deux, régulièrement fleuris.
L’oratoire du Coin, route de la Croisette.
Dédié, selon une monographie ancienne retrouvée à Genève, à Notre Dame de la Grande Montagne. Il ne comporte aucune inscription.
L’Oratoire de la rue Verdi.
Dédié à la Vierge Marie et érigé en 1827.
On peut y lire l’inscription latine suivante :
Que me invenerit - Invenerit vitam - Ave maria gratia plena.
La statue de cet oratoire a été changée en 1937 à l’occasion d’une mission.